QUI SUIS-JE ?

Originaire de Madagascar, résidant à Boulogne-Billancourt (92, Hauts-de-Seine) depuis de longues années.

Des études de biologie cellulaire et déviation vers la médiation, en général, la médiation sociale et culturelle et la médiation en santé publique, en particulier.

Engagée dans la lutte pour les droits des femmes issues de l'immigration et salariée en tant que coordinatrice au sein d'un réseau national composé d'une centaine d'associations de femmes, Femmes Inter Associations - Inter Services Migrants (FIA-ISM), à Paris.

En septembre 2012, changement de vie :

  • Installation dans le Gers (32), d'abord à Escorneboeuf, puis à Tourdun.

  • Réorientation professionnelle : je commence par créer des modèles et travaille avec un couple de tisserands, originaire des Hauts-Plateaux de Madagascar, dépositaire d'un savoir-faire ancestral : le tissage des "lamba landy", étoles en soie d'élevage (Bombyx mori) et/ou sauvage (Borocera madagascariensis, endémique à la Grande Ile). Les écharpes que je reçois au naturel, je les teins avec des plantes, techniques acquises en formation en teintures naturelles à l'association "Couleur Garance", à Lauris (84, Vaucluse, dans le Lubéron).

  • En mars 2018, une formation en tissage chez Marieth LECORNUE, tisserande à Bruniquel (82, Tarn-et-Garonne) me donne la capacité de tisser moi-même des produits de ma conception, essentiellement avec des fibres naturelles et/ou bio (laine, soie, lin, coton, chanvre, bambou...). Vous les trouverez dans les salons "bio et bien-être", les foires bio, les marchés artisanaux, les marchés de Noël où j'expose (Modèles, Contact).

MES VALEURS

Solidarité, partage et interculturalité sont les valeurs qui m'animent, car j'ai à coeur de :

  • soutenir et valoriser le travail de femmes et d'hommes tisserand.e.s dans une région du centre de Madagascar ;

  • perpétuer certains savoir-faire traditionnels et partager avec vous ce que RAFARA, mon arrière-grand-mère maternelle, qui était tisserande de "lamba landy" (étole en soie) m'a transmis et ce que mes deux pays (Madagascar et France) m'ont offert ;

  • privilégier l'utilisation de matières naturelles, en faisant attention à leur provenance, issues de productrices/producteurs, d'éleveuses/éleveurs soucieux de notre environnement et des générations futures, dont le travail s'inscrit dans une démarche éco-responsable et durable. Ils préservent des filières de production à taille humaine et sans eux, ces fibres auraient disparu.

Pour terminer, je me permets de citer Alain SUPIOT, professeur au Collège de France, qui a publié un article dans le Monde diplomatique en novembre 2014 (à propos de la sécurité sociale, mais que je trouve valable pour d'autres causes) :

"Ni assurance, ni charité, la solidarité :

A la différence de la charité (ou de son avatar contemporain, le care), la solidarité ne divise donc pas le monde entre ceux qui donnent et ceux qui reçoivent : tous doivent contribuer au régime selon leurs capacités et tous ont le droit d'en bénéficier selon leurs besoins".